La facture d'un fleuriste se répartit entre quatre postes : la chambre froide absorbe 30 à 35 % de la consommation en fonctionnant 24h/24, 365 jours par an entre 2 et 8 °C pour la conservation des fleurs coupées. L'éclairage de mise en valeur (spots, vitrines) pèse 25 à 30 %, le CVC et l'humidification 20 à 25 %, et les autres équipements environ 10 %. Une boutique de 40 à 60 m² consomme entre 12 000 et 20 000 kWh/an, soit 2 500 à 4 000 euros par an.
Les leviers d'optimisation tiennent compte des contraintes spécifiques du métier : investir dans une chambre froide de dernière génération avec une meilleure isolation et un compresseur à vitesse variable, passer à un éclairage LED horticole à IRC élevé (>90) qui sublime les couleurs des fleurs, adopter un humidificateur basse consommation pour réduire la sollicitation de la climatisation, et programmer l'enseigne lumineuse pour qu'elle s'éteigne la nuit.
Les erreurs les plus fréquentes : une chambre froide mal entretenue (joints défectueux, dégivrage insuffisant) qui surconsomme de 20 à 40 %, un éclairage de vitrine allumé 24h/24 alors qu'une programmation horaire suffirait, et un chauffage en salle qui tourne porte ouverte sur la rue — une habitude courante chez les commerçants qui annule l'effet du chauffage.