La facture d'un camping se répartit entre plusieurs postes fortement saisonniers : l'eau chaude sanitaire (sanitaires, piscine) représente environ 32 % de la consommation annuelle, la piscine chauffée 20 à 30 % en saison, l'éclairage extérieur (allées, sanitaires, espaces communs) constitue un poste significatif sur 10 à 12 heures par nuit, et le CVC des locatifs (mobil-homes, chalets) complète le bilan. Un camping consomme en moyenne 74 000 kWh/an, soit environ 13 000 euros HT/an.
Les leviers d'optimisation tiennent compte de la saisonnalité marquée du secteur : installer une pompe à chaleur pour la piscine plutôt qu'une résistance électrique, adopter un chauffe-eau solaire pour l'ECS des sanitaires (particulièrement efficace en saison estivale), passer à un éclairage LED basse consommation pour l'extérieur, et négocier un contrat saisonnier adapté au profil de charge qui varie du simple au triple entre hiver et haute saison.
Les erreurs les plus fréquentes : chauffer la piscine par résistance électrique (le poste le plus gourmand et le plus facile à optimiser), laisser l'éclairage extérieur permanent toute la nuit sans détection ni programmation, et conserver un contrat annuel standard non adapté à la saisonnalité — ce qui fait payer une puissance souscrite inutile 6 mois par an.