BLOG · GUIDES — 04 MAY 2026

Gaz vert pour entreprises : contrats, prix et approvisionnement

Gaz vert pour entreprises : biométhane, contrats, prix, garanties d'origine. Optimisez votre approvisionnement énergétique avec notre courtage B2B.

Par L'équipe Eneryon  ·  25 min de lecture

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Gaz vert pour entreprises : contrats, prix et approvisionnement

Découvrez comment les entreprises peuvent s'approvisionner en gaz vert (biométhane) via des contrats B2B. Garanties d'origine, prix, fournisseurs et stratégies d'optimisation tarifaire.

Le gaz vert (biométhane) représente une opportunité stratégique pour les entreprises cherchant à décarboner leur consommation énergétique tout en maîtrisant leurs coûts. Pourtant, les décideurs B2B manquent souvent d'information sur les modalités réelles d'approvisionnement, les garanties d'origine, et l'impact tarifaire comparé au gaz professionnel conventionnel. Ce guide détaille le fonctionnement des contrats gaz vert, les mécanismes de certification, les coûts réels par secteur, et les leviers de négociation pour obtenir les meilleures conditions auprès des fournisseurs de biométhane en France.

Qu'est-ce que le gaz vert et comment fonctionne-t-il pour les entreprises ?

Le gaz vert est du biométhane produit à partir de matières organiques, injecté dans le réseau existant et certifié par des garanties d'origine. Pour une entreprise, passer au gaz vert ne nécessite aucune modification d'infrastructure : seul le contrat et la certification changent.

Le gaz vert, ou biométhane, est produit à partir de la décomposition de matières organiques : déchets agricoles, boues d'épuration, résidus alimentaires. Une fois épuré, il est injecté dans les réseaux de distribution existants et devient physiquement indistinguable du gaz conventionnel. Pour les entreprises, cela signifie qu'aucune modification des équipements ni des raccordements n'est nécessaire pour basculer vers une offre verte.

L'approvisionnement en gaz vert repose sur un système de garanties d'origine (GO) qui certifie l'origine renouvelable du gaz consommé. Chaque MWh de biométhane injecté dans le réseau génère une GO traçable et auditable. L'entreprise achète simultanément du gaz et des GO pour justifier sa consommation verte auprès de ses parties prenantes, de ses auditeurs RSE, et des organismes de certification. Ce mécanisme est encadré au niveau européen et supervisé en France par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE).

Selon les données disponibles sur le marché français, le biométhane est produit localement, ce qui réduit la dépendance aux importations de gaz fossile et contribue à la sécurité d'approvisionnement nationale. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises au Décret Tertiaire 2030, le gaz vert constitue un levier de décarbonation immédiatement opérationnel, sans attendre des travaux d'efficacité énergétique.

Biométhane vs gaz naturel conventionnel

La différence fondamentale entre biométhane et gaz naturel réside dans leur origine et leur bilan carbone. Le gaz naturel est un combustible fossile extrait du sous-sol, dont la combustion émet du CO2 d'origine géologique. Le biométhane, lui, est issu de la décomposition de matières organiques contemporaines : son cycle de vie est considéré comme neutre en carbone, voire légèrement positif selon les filières. Selon les retours terrain disponibles, les émissions de gaz à effet de serre liées au biométhane sont environ 80 % moins élevées que celles liées au gaz naturel. Pour l'entreprise, la différence opérationnelle réside uniquement dans la certification (GO) et le prix, pas dans l'utilisation technique des équipements.

Système des garanties d'origine (GO) gaz

Chaque MWh de biométhane injecté dans le réseau génère une garantie d'origine (GO). Ces GO sont émises, enregistrées et annulées dans un registre national géré sous supervision réglementaire. L'entreprise qui souscrit un contrat gaz vert reçoit des GO correspondant à sa consommation, qu'elle peut présenter lors d'audits RSE, de bilans carbone (scope 1 et 2), ou de certifications environnementales. Les GO sont traçables, échangeables et auditables, ce qui en fait un outil de communication RSE crédible et vérifiable. Elles permettent également de répondre aux exigences croissantes des donneurs d'ordre et des appels d'offres publics intégrant des critères environnementaux.

Fournisseurs et producteurs en France

Le marché français du biométhane compte plusieurs acteurs majeurs proposant des offres B2B : Engie, TotalEnergies, Gaz de Bordeaux, Primagaz, Vattenfall, Alpiq, ainsi que des opérateurs spécialisés comme IDEX (ex-Save Energies), qui s'appuie sur un réseau de plus de 220 agriculteurs partenaires pour produire du biométhane local. Certains fournisseurs proposent des offres 100 % biométhane, d'autres des bouquets mixtes permettant une transition progressive (10 %, 50 %, 100 % de biométhane). Cette modularité est un avantage pour les entreprises souhaitant maîtriser leur surcoût tout en engageant une démarche de décarbonation.

-80 %
Réduction des émissions GES
Biométhane vs gaz naturel conventionnel sur cycle de vie
220+
Agriculteurs producteurs
Partenaires biométhane local (ex. réseau IDEX France)
6 000+
Clients professionnels
Approvisionnés en gaz vert via IDEX/Save Energies
+5 à 15 %
Surcoût moyen estimé
Gaz vert vs gaz conventionnel selon % biométhane et fournisseur

À retenir sur les garanties d'origine

Les garanties d'origine gaz sont indispensables pour justifier une consommation verte auprès des tiers et des audits RSE. Sans GO, un contrat "gaz vert" n'a aucune valeur probante. Exigez systématiquement la fourniture des certificats GO dans votre contrat.

Comment négocier un contrat gaz vert pour son entreprise ?

Négocier un contrat gaz vert implique de maîtriser deux composantes tarifaires distinctes : le prix du gaz (indexé PEG ou fixe) et le prix des garanties d'origine. Comparer ces deux éléments séparément est la clé pour optimiser son contrat.

La négociation d'un contrat gaz vert repose sur les mêmes fondamentaux que le gaz conventionnel — puissance souscrite, indexation, durée, clauses de révision — mais intègre des paramètres additionnels spécifiques au biométhane. Le pourcentage de biométhane souhaité, le prix des garanties d'origine, et les certifications environnementales exigées constituent des leviers de négociation à part entière. Selon les retours terrain d'Eneryon, les entreprises qui négocient ces deux composantes séparément obtiennent systématiquement de meilleures conditions que celles qui acceptent un prix global "gaz vert tout compris".

L'indice de référence du marché gazier français est le PEG (Point d'Échange de Gaz), coté sur Powernext. Selon les données de marché disponibles, le PEG s'établissait autour de 44 €/MWh fin 2025. Les offres gaz vert peuvent être indexées sur cet indice ou proposées à prix fixe pour une durée déterminée. La composante GO, elle, évolue indépendamment du prix du gaz, ce qui crée un risque tarifaire spécifique à anticiper dans la rédaction du contrat.

Notre méthode de courtage recommande de systématiquement demander des devis auprès d'au moins trois ou quatre fournisseurs, en exigeant une décomposition explicite entre prix du gaz et prix des GO. Cette transparence permet de comparer les offres sur des bases homogènes et d'identifier les fournisseurs qui "cachent" le surcoût des GO dans un prix global opaque. Pour en savoir plus sur notre approche, consultez notre méthode de courtage.

Paramètres clés d'un contrat gaz vert

Un contrat gaz vert B2B comprend plusieurs paramètres à négocier : le pourcentage de biométhane (15 %, 50 %, 100 %), le prix du gaz (fixe ou indexé PEG), le prix des GO (en €/MWh), la durée du contrat (généralement 1 à 3 ans), les clauses de révision tarifaire, et les conditions de résiliation. Pour les consommations inférieures à 30 000 kWh/an, certains fournisseurs proposent des contrats sans engagement ni pénalité de résiliation, offrant une flexibilité appréciable pour les petites structures. Le prix total à comparer est toujours la somme : prix du gaz + prix des GO.

Indexation et prix fixe pour le gaz vert

Comme pour le gaz conventionnel, le gaz vert peut être acheté à prix fixe ou indexé sur le PEG. Un prix fixe offre une visibilité budgétaire sur toute la durée du contrat, mais peut s'avérer plus coûteux si les prix de marché baissent. L'indexation PEG permet de bénéficier des baisses de marché, mais expose l'entreprise aux hausses. Pour la composante GO, une stratégie courante consiste à combiner un gaz indexé PEG avec des GO à prix fixe : cela permet de maîtriser la composante "verte" du contrat tout en conservant la flexibilité sur le prix du gaz de base.

Certifications et labels à exiger

Pour garantir la crédibilité RSE de votre démarche, vérifiez que le biométhane fourni est certifié par un organisme indépendant reconnu (label Gaz Vert, Greengas, ou équivalent européen). Exigez contractuellement la fourniture des certificats d'origine, les rapports d'audit de traçabilité, et la conformité aux normes de traçabilité biométhane en vigueur. Ces éléments sont indispensables pour valoriser votre engagement dans vos rapports RSE, vos bilans carbone, et vos réponses aux appels d'offres intégrant des critères environnementaux.

Scénario 1
Gaz conventionnel 100 %
  • Prix indicatif : ~44 €/MWh (PEG)
  • Surcoût annuel : 0 €
  • Impact CO2 : ~200 kg CO2/MWh
  • Certifications GO : aucune
  • Valeur RSE : faible
Scénario 2
Gaz vert 50 % + GO
  • Prix indicatif : ~48-50 €/MWh
  • Surcoût annuel : modéré
  • Impact CO2 : ~100 kg CO2/MWh
  • Certifications GO : partielles
  • Valeur RSE : intermédiaire
Scénario 3
Gaz vert 100 % + GO
  • Prix indicatif : ~50-55 €/MWh
  • Surcoût annuel : +5 à 15 %
  • Impact CO2 : ~40 kg CO2/MWh
  • Certifications GO : complètes
  • Valeur RSE : maximale
1
Audit de votre consommation gaz actuelle
Analysez vos factures sur 12 à 24 mois pour établir votre profil de consommation (volume annuel en MWh, saisonnalité, puissance souscrite). Cette base est indispensable pour comparer les offres sur des volumes réels.
2
Définir votre pourcentage de biométhane cible
Selon vos objectifs RSE, votre budget, et vos obligations réglementaires, choisissez un taux de biométhane (15 %, 50 %, 100 %). Une transition progressive est possible et souvent recommandée pour maîtriser le surcoût.
3
Demander des devis auprès de 3 à 4 fournisseurs
Sollicitez plusieurs fournisseurs en exigeant une décomposition explicite : prix du gaz d'un côté, prix des GO de l'autre. Cela permet une comparaison objective et évite les offres "tout compris" opaques.
4
Comparer prix du gaz et prix des GO séparément
Analysez chaque composante indépendamment. Un fournisseur peut être compétitif sur le gaz mais cher sur les GO, ou inversement. L'optimisation passe par la maîtrise des deux variables.
5
Négocier les clauses de révision et de résiliation
Vérifiez les conditions de révision tarifaire (fréquence, indice de référence), les pénalités de résiliation anticipée, et les modalités de fourniture des certificats GO. Ces clauses déterminent votre flexibilité future.

Attention au risque GO

Le prix des garanties d'origine fluctue indépendamment du prix du gaz. Un contrat gaz vert peut devenir plus coûteux si les GO augmentent, même si le prix du gaz baisse sur le marché. Négociez systématiquement un prix fixe sur la composante GO pour sécuriser votre budget vert.

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Quel est le coût réel du gaz vert pour une entreprise ?

Le surcoût du gaz vert représente en moyenne 5 à 15 % par rapport au gaz conventionnel, selon le pourcentage de biométhane, le fournisseur et les conditions de marché. Ce surcoût se décompose en deux éléments : le prix du gaz et le prix des garanties d'origine.

Le coût réel d'un contrat gaz vert se calcule en additionnant deux composantes : le prix du gaz (indexé sur le PEG ou fixe) et le prix des garanties d'origine (GO). Selon les données de marché disponibles, le PEG s'établissait autour de 44 €/MWh fin 2025. Les GO représentent une composante additionnelle dont le prix varie selon l'offre et le fournisseur. Pour les entreprises, l'enjeu est de négocier ces deux composantes séparément pour optimiser le coût total.

Les retours terrain disponibles montrent que pour un commerce de 200 m² consommant entre 10 000 et 30 000 kWh/an en chauffage gaz, la différence tarifaire entre un contrat gaz conventionnel et un contrat gaz vert à 55 % ou 100 % de biométhane reste de l'ordre de quelques dizaines d'euros par mois — un surcoût souvent jugé acceptable au regard des bénéfices RSE. Pour une boulangerie consommant entre 50 000 et 150 000 kWh/an, le passage à 100 % biométhane représente un investissement plus significatif, mais permet de sécuriser son budget sur un an et d'afficher une réduction de 80 % de ses émissions GES.

Il est important de noter que selon l'ADEME, le Fonds Chaleur peut financer des projets de biomasse ou de réseaux de chaleur alimentés au biométhane, ce qui peut réduire indirectement le coût global d'une stratégie de décarbonation intégrant le gaz vert. En revanche, les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) ne s'appliquent pas directement à l'achat de gaz vert : ils financent des actions d'efficacité énergétique (isolation, CVC, GTB, éclairage), pas la substitution de combustible.

Décomposition du prix : gaz + garanties d'origine

Le prix total d'un contrat gaz vert se décompose comme suit : prix du gaz en €/MWh (référence PEG) + prix des GO en €/MWh. À titre d'exemple indicatif, un contrat à 44 €/MWh de gaz auquel s'ajoutent des GO à 8 €/MWh aboutit à un prix total de 52 €/MWh, soit un surcoût d'environ 18 % par rapport au gaz seul. Les GO représentent généralement 10 à 20 % du surcoût total d'un contrat gaz vert. Négocier les deux composantes séparément permet d'identifier les marges de manœuvre et d'optimiser le coût global. Pour 1 MWh de gaz consommé, 1 MWh de biogaz est injecté dans le réseau, garantissant la traçabilité de l'engagement.

Comparaison par secteur d'activité

Le surcoût en valeur absolue varie fortement selon le volume de consommation. Les secteurs à forte consommation gaz — boulangeries, restaurants, hôtels, cliniques — bénéficient d'économies d'échelle sur le prix des GO : plus le volume négocié est important, plus le prix unitaire des GO peut être réduit. À l'inverse, une petite structure consommant moins de 30 000 kWh/an paiera un surcoût proportionnellement plus élevé, même si le montant absolu reste limité. Les volumes négociés impactent directement les conditions tarifaires obtenues auprès des fournisseurs.

Aides et mécanismes de financement

Selon l'ADEME, le Fonds Chaleur peut financer jusqu'à 40 % d'un projet de biomasse ou de réseau de chaleur alimenté au biométhane pour les grandes entreprises. Ce dispositif s'adresse aux projets de production de chaleur renouvelable, pas à l'achat de gaz vert en tant que tel. Pour les entreprises souhaitant investir dans une installation de production ou de valorisation du biométhane, c'est un levier financier significatif à explorer. Une transition vers le biométhane peut également être valorisée dans une stratégie globale de décarbonation, notamment dans le cadre des obligations du Décret Tertiaire 2030.

+5 à 15 %
Surcoût moyen estimé
Gaz vert 100 % vs gaz conventionnel selon fournisseur et volume
~44 €/MWh
Prix PEG de référence
Indice gaz France fin 2025 (Powernext)
223 800 t
TCO2 évitées/an
Par les solutions biométhane d'un opérateur majeur (6 000 clients pros)
Jusqu'à 40 %
Financement Fonds Chaleur
ADEME pour projets biomasse/réseau chaleur biométhane

Fonds Chaleur ADEME : pour quels projets ?

Le Fonds Chaleur ADEME peut financer jusqu'à 40 % d'un projet de biomasse ou de réseau de chaleur alimenté au biométhane. Ce dispositif s'adresse aux projets d'investissement (production, réseau), pas à l'achat de gaz vert en contrat de fourniture. Renseignez-vous auprès de votre Direction Régionale ADEME pour évaluer l'éligibilité de votre projet.

Quels secteurs d'activité bénéficient le plus du gaz vert ?

Les secteurs à forte consommation gaz, sous pression RSE ou soumis au Décret Tertiaire sont les premiers bénéficiaires du gaz vert. Boulangeries, restaurants, hôtels, cliniques et buanderies présentent le meilleur rapport coût/bénéfice pour une transition biométhane.

Certains secteurs sont structurellement mieux positionnés pour tirer parti du gaz vert, en raison de leur niveau de consommation, de leur exposition aux enjeux RSE, ou de leurs obligations réglementaires de décarbonation. Les entreprises consommant entre 500 et 5 000 MWh/an de gaz disposent d'un volume suffisant pour négocier des conditions compétitives sur les GO et justifier l'investissement dans une démarche de certification environnementale.

Selon les données disponibles, une boulangerie artisanale utilisant un four à gaz consomme en moyenne entre 50 000 et 150 000 kWh/an. Le passage à 100 % biométhane permet de réduire les émissions GES de 80 % par rapport au gaz naturel, tout en sécurisant le budget énergétique sur la durée du contrat. Pour les restaurants et les hôtels, la consommation gaz est également significative (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisine), ce qui justifie pleinement une offre gaz vert adaptée.

Les secteurs soumis au Décret Tertiaire — qui impose une réduction de 40 % des consommations d'énergie finale d'ici 2030 selon le décret n°2019-771 publié sur Légifrance — trouvent dans le gaz vert un levier complémentaire aux mesures d'efficacité énergétique. Le biométhane contribue à la réduction des émissions scope 1 et 2, ce qui peut être valorisé dans les déclarations OPERAT et les audits énergétiques obligatoires pour les entreprises de plus de 250 salariés.

Secteurs à forte consommation gaz

Les boulangeries (fours), restaurants (cuisines professionnelles), hôtels (chauffage et eau chaude sanitaire), cliniques (stérilisation et chauffage), et buanderies industrielles (séchage) sont les secteurs présentant les consommations gaz les plus élevées et donc le meilleur potentiel de négociation sur les contrats gaz vert. Ces structures consomment typiquement entre 500 et 5 000 MWh/an, ce qui leur permet d'accéder à des offres compétitives et de négocier les GO à des prix unitaires plus avantageux que les petits consommateurs.

Secteurs sous pression RSE et décarbonation

Les chaînes hôtelières, la restauration collective, le secteur de la santé, et la distribution alimentaire font face à des demandes croissantes de leurs clients, investisseurs, et donneurs d'ordre en matière de réduction des émissions CO2. Le gaz vert constitue un levier de décarbonation rapide et visible, sans nécessiter de travaux d'infrastructure. Il permet d'améliorer les notations ESG, de répondre aux questionnaires de durabilité des grands comptes, et de valoriser l'engagement environnemental dans les communications institutionnelles.

Secteurs avec obligations réglementaires

Le Décret Tertiaire impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² une réduction progressive des consommations d'énergie finale : -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 par rapport à une année de référence. Le gaz vert contribue à cet objectif en réduisant les émissions associées à la consommation de gaz (scope 1). Par ailleurs, les entreprises de plus de 250 salariés sont soumises à un audit énergétique obligatoire tous les 4 ans, dans lequel le recours au biométhane peut être présenté comme une mesure de décarbonation. Attention toutefois : le gaz vert ne remplace pas les obligations d'efficacité énergétique — il doit être combiné avec des mesures structurelles (isolation, GTB, CVC performante).

Secteur
Consommation gaz typique (MWh/an)
Surcoût annuel estimé gaz vert
Impact RSE
Conformité Décret Tertiaire
Boulangerie artisanale
50 à 150 MWh
Quelques centaines €/an
Très élevé
Oui (si >1 000 m²)
Restaurant
150 à 500 MWh
~1 500 à 5 000 €/an
Élevé
Oui (si >1 000 m²)
Hôtel
500 à 3 000 MWh
~5 000 à 30 000 €/an
Très élevé
Oui
Clinique / Santé
500 à 5 000 MWh
~5 000 à 50 000 €/an
Élevé
Oui
Buanderie industrielle
300 à 2 000 MWh
~3 000 à 20 000 €/an
Modéré
Oui (si >1 000 m²)
Restauration collective
200 à 1 000 MWh
~2 000 à 10 000 €/an
Très élevé
Oui

Gaz vert et Décret Tertiaire : complémentaires, pas substituables

Le gaz vert ne remplace pas les obligations du Décret Tertiaire. Il contribue à la réduction des émissions CO2 (scope 1 et 2), mais les objectifs de réduction des consommations d'énergie finale doivent être atteints par des mesures d'efficacité énergétique : isolation thermique, GTB, CVC performante, éclairage LED. Le gaz vert est un levier complémentaire, pas une solution unique.

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Questions fréquentes

Les réponses aux interrogations les plus courantes sur ce sujet.

Oui, le gaz vert coûte en moyenne 5 à 15 % plus cher que le gaz conventionnel. Ce surcoût provient du prix du biométhane et des garanties d'origine qui certifient l'origine renouvelable du gaz. Cependant, ce surcoût peut être justifié par les gains en matière de responsabilité sociale, la conformité aux obligations réglementaires comme le Décret Tertiaire, et l'amélioration de l'image de marque de votre entreprise auprès de vos clients et partenaires.

Chaque MWh de biométhane injecté dans le réseau génère une garantie d'origine. Votre entreprise achète du gaz plus des garanties d'origine pour certifier que sa consommation est verte. Ces garanties sont traçables, auditables et échangeables sur le marché. Elles permettent à votre organisation de communiquer de manière crédible sur son engagement en matière de décarbonation auprès de vos stakeholders et lors d'audits RSE.

Les principaux fournisseurs de gaz vert en France sont Engie, TotalEnergies, Gaz de Bordeaux, Primagaz, Vattenfall et Alpiq. Certains proposent des offres 100 % biométhane, tandis que d'autres proposent des bouquets mixtes combinant un pourcentage de gaz vert et du gaz conventionnel. Comparer les offres auprès de plusieurs fournisseurs est essentiel pour négocier les meilleures conditions tarifaires et contractuelles adaptées à votre consommation.

Le gaz vert contribue partiellement au respect du Décret Tertiaire en réduisant les émissions CO2 de votre consommation énergétique. Cependant, cette transition seule ne suffit pas à atteindre l'objectif de réduction de 40 % d'ici 2030. Le gaz vert doit être combiné avec des mesures d'efficacité énergétique telles que l'isolation thermique, la gestion technique du bâtiment et l'optimisation des systèmes de chauffage et climatisation.

Le Fonds Chaleur de l'ADEME peut financer des projets de biomasse ou de réseaux de chaleur alimentés au biométhane, jusqu'à 40 % du coût total du projet. Les Certificats d'Économies d'Énergie ne s'appliquent pas directement au gaz vert, mais une transition globale vers des énergies renouvelables peut être valorisée dans une stratégie complète de décarbonation énergétique de votre entreprise.

Tags · biometane · gaz-vert · garanties-origine · contrat-gaz · decarbonation

Tout ce qu'il faut retenir.

Le gaz vert est-il plus cher que le gaz conventionnel ?
Oui, le gaz vert coûte en moyenne 5 à 15 % plus cher que le gaz conventionnel. Ce surcoût provient du prix du biométhane et des garanties d'origine qui certifient l'origine renouvelable du gaz. Cependant, ce surcoût peut être justifié par les gains en matière de responsabilité sociale, la conformité aux obligations réglementaires comme le Décret Tertiaire, et l'amélioration de l'image de marque de votre entreprise auprès de vos clients et partenaires.
Comment fonctionnent les garanties d'origine pour le gaz vert ?
Chaque MWh de biométhane injecté dans le réseau génère une garantie d'origine. Votre entreprise achète du gaz plus des garanties d'origine pour certifier que sa consommation est verte. Ces garanties sont traçables, auditables et échangeables sur le marché. Elles permettent à votre organisation de communiquer de manière crédible sur son engagement en matière de décarbonation auprès de vos stakeholders et lors d'audits RSE.
Quels fournisseurs proposent du gaz vert en France pour les entreprises ?
Les principaux fournisseurs de gaz vert en France sont Engie, TotalEnergies, Gaz de Bordeaux, Primagaz, Vattenfall et Alpiq. Certains proposent des offres 100 % biométhane, tandis que d'autres proposent des bouquets mixtes combinant un pourcentage de gaz vert et du gaz conventionnel. Comparer les offres auprès de plusieurs fournisseurs est essentiel pour négocier les meilleures conditions tarifaires et contractuelles adaptées à votre consommation.
Le gaz vert aide-t-il à respecter le Décret Tertiaire ?
Le gaz vert contribue partiellement au respect du Décret Tertiaire en réduisant les émissions CO2 de votre consommation énergétique. Cependant, cette transition seule ne suffit pas à atteindre l'objectif de réduction de 40 % d'ici 2030. Le gaz vert doit être combiné avec des mesures d'efficacité énergétique telles que l'isolation thermique, la gestion technique du bâtiment et l'optimisation des systèmes de chauffage et climatisation.
Peut-on bénéficier d'aides financières pour passer au gaz vert ?
Le Fonds Chaleur de l'ADEME peut financer des projets de biomasse ou de réseaux de chaleur alimentés au biométhane, jusqu'à 40 % du coût total du projet. Les Certificats d'Économies d'Énergie ne s'appliquent pas directement au gaz vert, mais une transition globale vers des énergies renouvelables peut être valorisée dans une stratégie complète de décarbonation énergétique de votre entreprise.
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